Le V.A.M. Vélo à Assistance Mécanique : une révolution !

Velo assistance mécanique

Comme vous le savez, j’aime le vélo et je suis en recherche constante de solutions pour vous aider à la pratique quotidienne du vélo notamment en milieu urbain. J’ai eu le plaisir d’échanger avec Bruno Civardi, inventeur du vélo à assistance mécanique (VAM). Autant vous dire que suis très emballé par ce vélo !! Vous trouverez dans cette interview comment est née l’idée du VAM, le principe de fonctionnement de ce vélo et comment vous pouvez contribuer à son développement. Bruno vous raconte tout dans l’interview ci dessous :

T. D. : Comment vous est venue cette idée de vélo à assistance mécanique ?
B.C. : En matière d’écologie, nous répétons sans cesse les mêmes erreurs. Faut-il attendre que les batteries de nos différents appareils deviennent une pollution irréversible pour nos enfants ? Les ventes de VAE ont ainsi explosé, mais le recyclage des batteries n’est pas économiquement viable. Face à cette problématique, j’ai voulu réagir.
J’ai donc développé cette alternative, permettant à la fois de remplacer le VAE en milieu urbain, et en l’associant avec un VAE, de prolonger la durée de vie de ses batteries.
J’ai cherché pendant un an la meilleure des solutions. Puis, pendant 9 mois, je l’ai faite modélisée et améliorée par une équipe d’ingénieur de la Junior Entreprise des Arts et Métiers.
T.D. : Quelle est donc cette meilleure solution ?
B.C. : Elle consiste à récupérer l’énergie de freinage qui est normalement dissipée en chaleur et en usure des patins de freins. Cette énergie est stockée dans un ressort en fibre de carbone enroulé dans la roue arrière.
Le cycliste peut ensuite à tout moment relâcher cette énergie pour avoir une aide au pédalage.
Le prototype modélisé en ce moment permet de stoker une aide au pédalage sur 90m maximum. Et un freinage de 9m stocke une relance de 6,75 m.
T.D. : Vous allez donc remplacer les VAE ?
B.C. : Non, la vocation de cette technologie est de proposer une alternative au VAE, notamment en milieu urbain, mais aussi de créer un nouveau marché. Les caractéristiques de ce vélo, qui s’appelle CussC, vont séduire une part significative des utilisateurs de vélo en ville. Sa praticité, son coût et son côté vélo réellement vert vont attirer des cyclistes qui ne possèdent pas de VAE.
T.D. : Très bien, et vous en êtes où maintenant ? Pourra-t-on le voir sous le sapin de noël ?
B.C. : Très certainement, mais pas pour noël 2015, j’en suis désolé.
J’aimerais faire avancer le projet le plus rapidement possible. Ou tout du moins à la vitesse de relance du CussC! Mais je ne suis pas un nanti et je dois aller chercher un financement pour chaque étape. J’ai financé une première étude et les brevets du mécanisme. Maintenant de nombreux partenaires financiers divers et variés sont intéressés. Mais je dois leur présenter un prototype fonctionnel, ce qui est tout à fait normal.
C’est pourquoi j’ai mis en ligne le projet sur le site KISS KISS BANK BANK pour tenter d’obtenir un financement participatif, pour réaliser ce premier prototype.
T.D. : D’accord, alors que pouvons nous faire pour vous aider ?
B.C. : Pour aider ce beau projet, vous pouvez aider le financement du premier prototype en recevant des contreparties sur http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-velo-du-futur-recycler-votre-energie-freiner-c-est-accelerer. Sinon pour  informé de l’évolution du projet, vous pouvez vous inscrire sur la page contact du site dédié : www.spires-carbone.com

Et je tiens à te remercier Thibaud pour cette interview sur ton site déjà plein d’idées riches sur le vélo.
Merci, à bientôt.

One thought

  1. Bonjour,
    quelques années plus tard, le projet CUSSC existe toujours. Spires carbones est aujourd’hui le lab de R&D de la société GO Wheel et de son produit éponyme.
    Nous allons entamer l’assemblage du Proto N°4 et suivre avec les tests cet été (2018) avant de lancer une pré série ainsi que la campagne Ulule de pré ventes fin septembre.
    Suite aux Proto précédents, nous avons constaté que 90m de relance étaient beaucoup trop pour un usage urbain. La distance de relance a été rapportée à 12m, largement suffisant en ville.
    Le système s’est doté d’une commande hydraulique et, information très importante, la roue GO Wheel permet aux VAE de prolonger par 5 la durée de vie de leur batterie en leur permettant de zapper cette fameuse étape de relance ou de démarrage qui consomme 80% de cette batterie.
    DOnc, non seulement nous ne somes pas en concurrence avec les VAE mais en plus, nous leur permettons d’être encore plus intéressants.
    Sans parler de l’arrivée massive des vélos de charge (vélos cargo, charettes et remorques, tandems, tridems, triporteurs,…) pour lesquels GO Wheel permettra d’oublier chaque relance ou de les transformer en bonheur 🙂

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